Voilà, le voyage en Bretagne est terminé. Voici un petit debriefing de toutes les péripéties survenues au cours de ce voyage.
Lundi 26 : veille du départ
Sur le planning de l'aéroclub, l'avion que je dois emprunter demain est à la mécanique pour une visite 100h mais normalement il doit être prêt demain à l'aube pour le départ. La météo ne s'annonce pas extraordinaire, surtout sur le nord de la Bretagne. Premier événement : coup de fil de l'aéroclub m'annonçant que la visite du Papa Lima ne sera terminée que le lendemain mardi vers 11h30. Deuxième événement, nouveau NOTAM indiquant que Laval (qui devait être notre première étape le mardi) est encore fermé pour travaux (ils devaient se terminer la semaine précédente). Je profite donc de l'après-midi pour modifier la première étape qui devrait maintenant nous mener à Angers.
Mardi 27
Arrivés à l'aéroclub vers 11h, on apprend que l'avion est toujours à l'atelier pour encore une heure a priori. Pendant ce temps, je vais chercher le nécessaire de voyage (nécessaire d'amarrage de l'avion, bidon d'huile et gilets de sauvetage pour les survols maritimes), et je consulte la météo. Le temps va rapidement se dégager sur le Centre et les Pays de la Loire (donc le décollage et le vol jusqu'à Angers ne devraient pas poser de problèmes) mais mauvais temps sur la Bretagne et prévisions pessimistes sur toutes la côte nord (zone humide entrainant des stratus, nuages très bas rendant le vol VFR impossible). Coup de fil à un prévisionniste de Météo France qui me confirme ces craintes. Je décide tout de même d'aller au moins jusqu'à Angers (l'aller et le retour sont possibles) et d'évaluer la situation là-bas. Seulement il faudrait que l'avion sorte de maintenance, ce qu'il n'est pas décidé de faire... Au final, on récupère l'avion vers 13h30, le temps de faire le plein et de charger les bagages, et nous voilà partis pour Angers.
Le vol se déroule sans problèmes particuliers (nous survolons sur le trajet le château de Chambord et celui du Lude). Une fois posés, nous allons nous rafraîchir dans l'aérogare, manger un peu et payer la redevance d'atterrissage (aux alentours de 6 euros dont une heure de stationnement). Voici venu le moment décisif du voyage, en fonction de la météo, où va t'on ? Ouessant, Dinard, ou retour sur Orléans ? Pendant le vol, la météo à Dinard et à Brest s'est améliorée et les prévisions (TAF) sont correctes pour Dinard mais franchement mauvaises pour Brest. De plus, le prévisionniste de Météo France parle de stratus accrochés à Ouessant. N'ayant pas réussi à joindre l'aéroclub de Brest au téléphone, je dois me baser sur ces éléments pour prendre une décision. Au final, nous abandonnons Ouessant car je juge trop incertain d'y aller et nous essayons d'aller à Dinard (où nous avons un point de chute, où la météo est correcte et les prévisions aussi, et car nous pouvons facilement nous dérouter en cas de problèmes). On annule l'hôtel à Ouessant (on se fait un peu incendier) et je prépare la navigation jusqu'à Dinard (j'avais préparé une nav Dinard - Angers, suffit de la faire dans l'autre sens).
Le vol se passe bien, la météo est correcte à l'arrivée (j'avais suivi l'évolution pendant le vol en demandant la météo aux contrôleurs de Nantes Info et Rennes Info). On se pose en 35 après une intégration en base main droite et on est dirigé vers le parking en herbe où je gare l'avion et le prépare à passer au moins la nuit. On gagne ensuite St Malo en taxi.
Mercredi 28
Repos à St Malo en étudiant de temps en temps la météo pour savoir s'il faut rentrer jeudi ou vendredi (je dois rendre l'avion au club vendredi soir).
Jeudi 29
Décision : on rentre vendredi (surtout qu'il fait très beau donc on profite de la plage).
Vendredi 30
Météo ok pour rentrer (très couvert sur Dinard et la côte, meilleure dans l'intérieur). NOTAMs : bonne blague, Angers (qui devait être notre étape du jour) est réservée pour une compétition de voltige, on va aller à Laval à la place (qui est maintenant ouvert). Je modifie rapidement la navigation prévue et direction l'aéroport. Filtre de sécurité ok (pas si embêtant que ce dont j'avais entendu parlé), passage au bureau des pistes vide pour déposer le plan de vol (cause survol maritime de la baie du Mont St Michel), borne Olivia en panne donc dépôt au téléphone au BRIA de Nantes (la personne que j'ai eu au téléphone n'était pas très amicale et riait d'un ton moqueur d'un petit pilote déposant un plan de vol VFR Dinard-Laval...) et paiement de la taxe d'atterrissage (6 euros plus 25 euros de parking pour deux jours). L'avion était toujours là, bien sagement stationné sur le parking en herbe.
Décollage en 35, direction la Rance, passage au large de St Malo (très joli vu d'avion), puis survol de la côte jusqu'au Mont St Michel. Je garde les yeux ouverts car deux autres avions sont proches de moi et le plafond relativement bas nous fait voler aux alentours des mêmes altitudes. Puis, pour éviter la zone interdite entourant le Mont, traversée de la baie, puis on file directement sur Laval. Coup de fil à la tour de Rennes pour clôturer le plan de vol (l'AFIS de Laval étant parti en pause déjeuner).
L'après-midi, une fois l'AFIS revenu pour nous permettre de faire le plein, nous repartons vers Orléans pour un vol dans une atmosphère assez turbulente (très turbulente dirait ma passagère).
Une fois posés à Orléans, on fait le plein, on rentre l'avion dans le hangar et on le lave (il n'y a pas que sur les voitures que les moucherons s'écrasent l'été).
Bilan
Très beau voyage, même si nous n'avons pas pu aller à destination (Ouessant). Pratiquement 6 heures de vol, au moins le triple passées au sol à préparer ce voyage, mais pas en pure perte, je pense avoir appris beaucoup. Au final, je n'ai fait aucune des navigations initialement prévues !
Au passage, j'ai maintenant mes heures de vol requises pour prolonger ma qualification SEP (monomoteur à piston) de deux ans.